Depuis un bon quart de siècle, Hope conçoit et fabrique des composants hauts de gamme pour le cycle, presque tous les périphériques montés sur un VTT.Passionnés de mécanique et de vélo tout terrain ses fondateurs ont toujours eu à cœur de réaliser leur propre vélo. C’est désormais chose faite avec le HB.160 !

© Texte & photos : Greg JEAN

C’était le rêve de Ian Weatherill et de feu Simon Sharp, co-fondateurs de Hope, créer un VTT Hope, le concevoir et le fabriquer eux-mêmes, pas un cadre made in Taiwan assembler chez eux, ni ailleurs… Il n’a jamais été question de devenir une marque de vélo, mais plutôt d’avoir la satisfaction de produire un VTT complet, un concept global. À la différence de tous les fabricants de vélo qui assemblent des pièces autour d’un cadre conçu selon les standards imposés par l’industrie du cycle. Mieux que ça, produire un VTT selon une seule logique, la mécanique ! Et bien entendu avec leur inaltérable philosophie, qui est de proposer des produits de haute-qualité ! Cet essai ne pouvait alors pas se réaliser sans rencontrer au moins un des concepteurs et ça tombe bien car l’ingénieur en charge du développement de ce vélo hors-normes est français et habite dans les Alpes !

01. Juste un VTT (?).

« C’est juste un VTT » me glisse humblement Guillaume, tandis que je m’enthousiasme en découvrant le HB.160 sur les traces exigeantes de la Grave. Il est l’ingénieur en charge du développement du VTT Hope, depuis les débuts du rêve. Déjà en 2005, il dessine les premiers plans d’un vélo de descente. La combinaison de plusieurs facteurs ne permet pas la construction ni la commercialisation de ce premier « concept bike ». Au fil du temps et des tendances, Guillaume dessine et conçoit d’autres modèles, typés XC / rando avec plus ou moins de débattement et c’est finalement le format actuel qui est retenu : 160 mm avec un programme all mountain / trail / enduro … chez Hope, on ne cherche pas à étiqueter le HB.160, car ce n’est pas un modèle parmi d’autres dans un catalogue, mais juste un VTT pour rouler comme ils aiment ! Enfin surtout comme Simon le sent ! Décédé en 2016, Simon Sharp aura tout de même eu la joie de rouler l’objet de ses rêves. Co-fondateur de Hope, il en était l’âme technique et beaucoup des produits anglais sont issus de son inspiration, parfois purement instinctive. Le HB.160 a failli être un bike en alu avec des roues de 26 pouces et 150 mm de débattement.

Même si l’aluminium semble logique pour un leader mondial de l’usinage, la soudure est un tout autre monde et le carbone s’est imposé, d’autant que l’Angleterre abrite la plupart des écuries de Formule 1 et compte de nombreuses entreprises à la pointe de l’aérospatiale. Trouver les talents en technologie carbone s’est donc avéré aussi simple que de descendre une Pale Ale au pub du coin ! Le défi consiste alors à tirer profit de leurs compétences, habitués qu’ils sont à produire des pièces en deux ou trois exemplaires, et les adapter à une production bien plus volumineuse. L’hopejectif (ceci n’est pas un faute mais un jeu de mot pourri, que j’aimerai conservé) étant de sortir trois cent cadres par an. Quant aux moules indispensables à la réalisation de pièces en carbone, Hope est on ne peut mieux placer avec son expertise dans l’usinage de l’aluminium. C’est le privilège donc d’utiliser des moules parfaitement usinés et coûtant quatre à cinq fois moins chers qu’à Taiwan. Tous les rares ingrédients sont ainsi réunis pour élaborer une recette d’exception.

02. Ronge ton frein.

En 2013, les plans du VTT Hope sont finis quand Simon rentre de ses vacances à Whistler en annonçant à Guillaume « … laisse tomber, je ne veux plus d’amortisseur à la verticale avec biellette horizontale. Et il faut 160 mm de débattement, un monoplateau et un cadre en carbone ! … ». Moins sanguin avec l’âge, Guillaume attend un peu et prend le temps de réfléchir à partir des nouvelles inspirations de Simon, tout en observant de près certains modèles de VTT se rapprochant de leurs goûts en matière de fonctionnement. À l’époque, l’ingénieur français roulait sur un Devinci Dixon et savait apprécier le système de suspension Horst Link® de Specialized et certains cadres Santa Cruz. Chez Hope on pense que le seul compromis envisageable sur un VTT est celui de la suspension, c’est pourquoi ils ont opté pour la cinématique la plus équilibrée à leurs yeux, avec un point de pivot virtuel : le système Horst-Link® et son articulation sur la base arrière qui limite au mieux l’incidence du pédalage et du freinage sur la suspension. Avant de réaliser le premier moule, les plans de Guillaume sont envoyés pour validation à Faction Bike Studio, une agence québécoise spécialisée dans le design industriel et l’ingénierie dédiés au monde du vélo. Un ou deux détails corrigés et les premiers prototypes roulent sur les Enduro World Series 2016.

La suite est une grande traversée boisée, sur un revêtement moelleux, en pente douce … l’envie de souder s’empare de nous. Méfiate !!! Si la trace n’est pas raide, les pentes qu’elle traverse, elles, sont abruptes ! Quelques sauts et racines mal négociés puis on débaroule entre les mélèzes ! Cette portion, doublement soutenue, retrouve la fin commune à tous les itinéraires VTT du spot. Restent quatre-cent mètres de dénivelée pour enchainer pif-pafs et virages relevés, … un régal parfaitement shappé pour conclure cet itinéraire magistral. Les binouses d’après-vélo se sirotent dans un calme contemplatif et songeur. Sous les sommets emblématiques mis en scène par la lumière rasante, nous prenons petit à petit conscience d’avoir partagé un voyage inédit … tel des adeptes du VTT de haute montagne, béats de leur pèlerinage vététistique.

03. Sur le papier.

Le VTT Hope est avant-tout une vitrine du savoir-faire de toute l’équipe de Barnoldswick. Tout est fabriqué en Angleterre. Ian, le patron, est très clair en déclarant que si la rentabilité n’était réfléchie que d’un point de vue commercial, le HB.160 n’aurait jamais vu le jour. En toute logique, il ne sera livré qu’en version complète, pas de kit cadre puisque la compatibilité avec des périphériques du marché n’est pas recherchée, Hope pensant que certains d’entre eux sont des aberrations mécaniques, du bricolage … construire son propre vélo tandis qu’on fabrique déjà la plupart des composants, c’est l’opportunité rare de réaliser un vélo sans compromis !

Le cadre du HB.160 reçoit un triangle avant en carbone, et en aluminium usiné pour celui de l’arrière. Les deux parties étant emmanchées puis collées. C’est le procédé le plus fiable en terme de solidité et qui permet surtout d’obtenir une précision sans commune mesure pour l’alignement du cadre. Les soudures, déformant plus ou moins l’ensemble, obligent les constructeurs à réaligner leurs cadres sur des marbres grâces à de grands bras leviers. La précision atteinte n’est jamais celle du collage. Cet alignement est incontournable pour les « jusqu’au boutistes » de Hope, qui sont des mécaniciens, au sens scientifique du terme, c’est à dire qu’il faut que tout soit parfait ! Alignement indispensable pour un fonctionnement optimal de la cinématique, des roues et du frein arrière. L’étrier de ce dernier se monte radialement, ainsi il se retrouve directement dans sa position idéale, sans adaptateurs ni réglages. Pour changer de taille de disque, il suffit d’ajouter des entretoises.

Toujours sur la partie arrière du HB, Hope innove encore avec les dimensions du moyeux et de l’axe de roue en adoptant le 130×17, une sorte de « Boost » un peu plus logique en terme de rigidité et d’encombrement en tout terrain. Une rigidité également accrue grâce à une roue symétrique positionnée entre des bases asymétriques, élargissement de celle côté transmission et rapprochement des rayons de celle opposée, l’étrier se retrouvant ainsi au plus près de la roue. Autre innovation au niveau du pédalier et son boitier, de type « Press- fit » avec des coupelles insérées de chaque côté mais solidarisées avec un tube central, évitant les désagréables craquements qui apparaissent parfois avec deux coupelles bien distinctes.
Pour la géométrie du cadre, c’est plus classique avec des côtes semblables aux valeurs actuelles pour un vélo qui se veut joueur et maniable : des bases courtes (435 mm), un boitier bas (340 mm), un empattement contenu (1169 mm) et des angles de direction et de tube de selle à 65,5° et 74°.
Les roues sont montées à partir de jantes larges, avec 35 mm en interne, et chaussées de solides pneus Maxxis en 2,4.
Tout ça est bien beau … juste un VTT le HB.160 ?

04. Sur le terrain.

Premier contact avec le HB.160 dans l’univers escarpé et accidenté de La Grave (voir VTTmag n° 320). Juste le temps de régler les SAG et me voila projeté sur un parcours hyper exigeant afin d’inaugurer le nouvel itinéraire « 3200 ». Accaparé par la découverte du spot, je n’ai jamais été pris à défaut par le HB, ni pensé qu’il faudrait toucher aux réglages pour passer un meilleur moment. De suite, je me suis senti à l’aise dessus, aussi bien dans les passages techniques et raides que sur les parties plus roulantes, plus rapides. La vivacité et la précision du HB sont redoutables sans pour autant le rendre intransigeant. Cette précision extraordinaire n’exige pas d’efforts particuliers des pilotes. Divers profils de vététistes ont testé le HB, d’âges variables et donc de conditions physiques différentes, de gabarits divers et variés, de niveaux techniques éclectiques, roulant habituellement des VTT tous différents, pour des pratiques polyvalentes. Tous sont unanimes … le HB.160 est d’une facilité déconcertante !!! Rogier, skieur-alpiniste pratique le VTT depuis deux ans « c’est fou, c’est la première fois que j’ose lâcher les freins dans cette descente alors que je viens juste de monter dessus ! ». Pierro, moniteur de VTT habitué à son Gambler sur les pistes de descente des Deux Alpes « fat de diousse, c’est un vélo de DH ou quoi ??? ». Pascal, jeune retraité ultra dynamique et accessoirement 8ème au dernier Championnat du monde XC des pompiers « je découvre un nouveau sport, moi qui adore pédaler vite, je pilote aisément dans le technique avec ce missile ! ».

Le triangle arrière et les jantes en aluminium confèrent une relative tolérance à ce vélo très vif. Une aubaine pour qui aime jouer avec le terrain. Sur les singletracks sinueux et étroits, on se faufile à son aise. La Fox Factory 36 Float RC2 est probablement la fourche en 160 mm la plus efficace, la plus fiable et la plus simple d’utilisation. Un choix opportun qui assure un confort sans failles même quand la pente se veut plus raide et le terrain plus défoncé, on peut accélérer à souhait ! Pour une efficacité optimale au pédalage il est nécessaire de passer un peu plus de temps avec l’amortisseur. Une fois le bon SAG trouvé, l’ensemble avant / arrière offre une homogénéité fort appréciable. Le HB semble fonctionner comme un tout, très bien équilibré. Toutefois quand on descend très vite sur un terrain défoncé, le Fox n’est pas au niveau de la 36. Un amortisseur Olhins ou un ressort Fox permettrait peut-être de s’approcher un peu plus de la perfection. Pendant plus d’un mois, nous avons roulé le HB sur des singletracks ludiques des Alpes et de l’ouest américain. Des parcours essentiellement techniques, à la descente et à la montée. Un passage en bike-park nous a bluffé avec une vitesse ultrasonique et des sauts d’une amplitude qui font mettre un casque intégral ! Prévu pour monter et descendre, le HB nous a permis de savourer de longues sorties en montagne,… n’oublions pas qu’il a été conçu par Guillaume qui roule dans le briançonnais, avec une pratique typée all-mountain !

Le HB.160 serait-il le bike parfait à tout faire quand on pratique le VTT en montagne ? Cela y ressemble fortement. La perfection n’existant pas, il est à noter quelques détails qui ont retenu notre attention. Tout d’abord les pneus initialement montés sur les jantes larges : trois sorties et trois pneus costauds déchirés sur les flancs ! À jantes larges, pneus larges … un Maxxis en 2,4 ne convient pas à la jante Hope 35W, surtout si vous devez croiser des cailloux sur votre chemin ! Problème identifié et solutionné par Hope, le vélo sera aussi proposé avec la roue Hope Enduro, dont la jante n’a que 23 mm de largeur interne. C’est d’ailleurs avec celle-ci à l’arrière que nous avons poursuivi le test, sans aucunes déchirures, tout en conservant une motricité impressionnante sur les terrains défoncés. Autre désagrément, la cassette Hope qui « gratte » sur sa partie supérieure, quand la transmission se fait moins propre. Nous avons été enquiquinés sur les trails poussiéreux de l’Arizona et quand la boue est apparue dans les forêts alpines. Une fois la cassette souillée, la chaine manque de fluidité dans ses passages sur les pignons du haut. Produit d’un concept global, le HB s’habille de pièces toutes conçues pour fonctionner ensemble. Et si pour la transmission, Hope faisait de même en combinant un dérailleur et une cassette prévus pour agir ensemble… une cassette SRAM serait peut-être la bienvenue, n’est-il pas ?
Difficile de trouver des point faibles à ce vélo d’exception tant l’ensemble offre un plaisir incommensurable. Le freinage Hope n’est plus à démontrer, le poste de pilotage offre un accueil fort agréable, la cinématique assure une efficacité redoutable à la descente et dans le pédalage technique, puis l’ensemble du vélo autorise un rendement plus que satisfaisant à la montée, surtout lorsque le parcours se révèle technique. Pas certain que ce soit juste un VTT, tout du moins pas comme on a l’habitude d’en rouler. Mais pour sûr … Hope a vu juste !

Points forts

Confort
Maniabilité
Rendement au pédalage
Freins
Fourche

Points faibles

Cassette de pignons
Pneus en 2,4 sur les
jantes Hope 35W

Le HB.160 est un VTT hors normes. Conçu comme une vitrine du savoir-faire Hope, il est en réalité bien plus qu’un simple étendard. Son cadre et ses équipements haut de gamme ont été réfléchis pour un fonctionnement mécanique le plus parfait possible. Sur quasi tous les types de terrain, cette machine aboutie se révèle ultra efficace et confortable. Probablement un des meilleurs vélos que j'ai testé pour rouler en montagne.

vtt magazinen° 321 - déc. 17 / janv. 18

Retrouvez cet article sur le papier,
avec le plaisir de tourner les pages.

Guillaume Léon. 41 ans, ingénieur chez Hope depuis 2002, en charge des freins et du HB.160.

– Un ingénieur français chez Hope, fabriquant anglais qui produit tout sur place, … ?
Je vis effectivement à Briançon, où j’ai mon bureau à deux pas de chez moi. Toutes les six / sept semaines j’en passe une complète à Barnoldswick, au nord de Manchester, où se trouvent tous les locaux Hope, le siège social, les bureaux et même l’usine. Sur cent quarante employés, je suis l’unique français et le seul à ne pas être sur place en permanence.

– Déjà quinze ans que tu participes à l’aventure britannique…
Etudiant en génie des systèmes mécaniques, j’avais réalisé mes premiers stages dans une écurie de moto Grand prix. C’est dans ce contexte que j’ai découvert Hope, via ses freins pour motos. Pour mon stage de fin d’étude, j’ai intégré la « famille » Hope en 2002. À l’issue de celui-ci, Hope m’a proposé de m’embaucher. Partagé entre ma passion pour la moto de vitesse et un enthousiasme modéré pour le nord de l’Angleterre, j’ai pris le temps de réfléchir pendant un voyage de huit mois en Nouvelle-Zélande. J’avais quand même pris mon PC portable pour travailler sur quelques ébauches… à mon retour j’ai signé mon contrat, de droit anglais, et vécu là-bas pendant cinq ans. Retour en France, à Grenoble, car j’ai toujours voulu vivre à la montagne, puis j’ai rencontré ma femme… originaire de Briançon.

– Passionné de moto, mais tu pratiquais le VTT ?
Oui, car gamin quand tu te prends pour un pilote moto tu n’as pas bien d’autres choix que de monter sur un vélo ! Je roulais sur un BMX ou un VTT, toujours en loisir jamais en compétition. À dix-huit ans j’ai obtenu mon permis de conduire moto, j’ai arrêté le vélo. De plus j’ai quitté le cocon familial, goûté aux fêtes étudiantes, à la fin de mes études j’étais plus un pilier de bar qu’un sportif ! J’ai repris le vélo en intégrant Hope et ma première sortie fut lors de la session hebdomadaire. Montée en van, descente sur mon vieux hardtail et une terre gelée, la neige qui tombait, le tout suivi de la soirée au pub. Dur, dur !

– La session hebdomadaire Hope ?
Depuis toujours, chaque semaine est organisée une sortie VTT ouverte à tous les employés Hope. Après le boulot car la pause déjeuner ne dure que trente minutes tandis que nous finissons de travailler vers 16h30. Plusieurs groupes se composent selon les niveaux et les motivations, il y a même des groupes avec assistance électrique, à vélo de route et en randonnée pédestre. Après l’activité tout le monde se retrouve au pub ! C’est en général le mercredi ou le jeudi, tandis que lundi et mardi ont été ajoutées des séances de yoga, stretching et crossfit.

– Tu es en lien avec Hope France ?
Bien sûr, même si Laurent est agent commercial, c’est à dire totalement indépendant financièrement, juridiquement et administrativement. Depuis 2002, Laurent Lecorre s’investit totalement dans la marque. Il est spécifiquement en charge du secteur commercial, SAV et marketing pour le marché France – Benelux. Mais il réalise beaucoup de consulting auprès de l’usine et comme chacun il a amené sa pierre à l’édifice. Il m’arrive de l’assister sur des questions techniques pointues, idem quand son anglais technique lui fait défaut avec ses interlocuteurs britanniques. Je l’accompagne également sur certains événements et salons pour l’assistance mécanique. D’ailleurs j’interviens de moins en moins car les besoins des consommateurs se réduisent grâce à la fiabilité des produits et l’amélioration de leurs compétences en entretien.

– Qui a choisi le diamètre des roues du HB.160 ?
Personne, le 650b s’est imposé comme une évidence, le 26’ étant déjà sur le déclin au début du développement du HB.160. Quant aux roues en 29’ … Ian et Simon sont d’anciens champions de haut niveau en moto trial, ils adorent les vélos maniables. Nous voulions un vélo très vif, donc pas de roues en 29’ ! Le choix de jantes larges permet la monte de pneus qui assurent une grande motricité et un confort dénuant d’intérêt les plus grandes roues. Je reconnais qu’il y a un côté instinctif dans ce choix.

– Cela fait quoi de rouler sur un vélo que tu as conçu et fabriqué ?
Je vois juste le vélo sous un différent angle… je me remémore toutes les discussions et débats lors de la phase de conception… j’ai des vecteurs dans la tête en imaginant les forces impliquées lorsque je roule (pas trop quand même, suis pas un geek de mécanique complet)… je pense déjà aux améliorations, à des petites choses pour l’avenir… mais le plus souvent en fait… je roule dessus sans rien penser.. je suis juste sur un vélo pour m’aérer l’esprit, pas pour me prendre la tête !